J’avais des crises au gros orteil plusieurs fois par an. Les premières semaines ont été frustrantes, avec une nouvelle crise, puis les épisodes se sont espacés. Le suivi sanguin a montré que l’acide urique baissait.
Lyon Utilise depuis huit mois 23 Aug 2026
Allopurinol
L’Allopurinol est un médicament hypo-uricémiant destiné aux personnes présentant une hyperuricémie, une goutte récidivante ou certains calculs urinaires liés à l’acide urique. Il réduit…
L’Allopurinol est un médicament hypo-uricémiant destiné aux personnes présentant une hyperuricémie, une goutte récidivante ou certains calculs urinaires liés à l’acide urique. Il réduit progressivement la production d’acide urique afin de limiter la formation de cristaux d’urate dans les articulations et les voies urinaires.
Description
Allopurinol contient comme substance active l’allopurinol, classé sous le code ATC M04AA01. Il appartient aux inhibiteurs de la xanthine oxydase, une enzyme participant à la transformation de certaines purines alimentaires et cellulaires en acide urique. L’OMS répertorie l’allopurinol parmi les médicaments utilisés dans la prise en charge de la goutte et de l’hyperuricémie.
Composition
Allopurinol contient comme substance active l’allopurinol, classé sous le code ATC M04AA01.
Dosage et mode d'emploi
- Voie : prendre Allopurinol par voie orale, sous forme de comprimé.
- Dose : respecter la dose en mg indiquée sur l’ordonnance ou la notice ; la dose exacte n’est pas précisée ici.
- Fréquence : respecter le nombre de prises par jour indiqué sur l’ordonnance ou la notice ; la fréquence exacte n’est pas précisée ici.
- Moment de la prise : suivre les indications de l’ordonnance ou de la notice concernant la prise avant ou après les repas et l’heure de prise.
- Durée : le traitement est généralement prolongé afin de réduire progressivement la production d’acide urique ; la durée exacte est fixée selon le contexte clinique.
- Ne pas modifier la dose ni interrompre le traitement sans avis médical.
Comment ça marche
L’acide urique circule normalement dans le sang puis est éliminé par les reins. Lorsqu’il est produit en excès ou insuffisamment éliminé, il peut former des cristaux d’urate monosodique. Ces cristaux se déposent surtout dans les articulations et déclenchent la réaction inflammatoire douloureuse caractéristique de la goutte.
Allopurinol freine la xanthine oxydase. La quantité d’acide urique fabriquée diminue progressivement, dans le sang comme dans les urines. Le but n’est pas de calmer une articulation déjà très inflammatoire, mais d’abaisser durablement l’uricémie afin de prévenir les crises, les tophus et certaines complications rénales [1].
Indications
L’hyperuricémie désigne un taux trop élevé d’acide urique. Elle ne provoque pas toujours de symptômes, alors que la goutte correspond aux manifestations inflammatoires liées aux dépôts de cristaux. Une uricémie élevée isolée n’entraîne donc pas automatiquement un traitement : la décision repose sur les antécédents de crises, les calculs, la fonction rénale et le contexte clinique.
Allopurinol peut être prescrit dans les situations suivantes :
- goutte chronique avec crises récidivantes ;
- prévention de nouveaux dépôts d’urate et diminution progressive des tophus ;
- hyperuricémie importante liée à une destruction cellulaire rapide, par exemple lors de certains traitements anticancéreux ;
- prévention ou prise en charge de calculs rénaux constitués d’acide urique ;
- prévention de récidives de certaines lithiases calciques chez des personnes ayant une hyperuricosurie.
Le traitement n’élimine pas les cristaux déjà présents en quelques jours. Leur dissolution demande du temps, car elle dépend du maintien durable d’un taux d’acide urique inférieur au seuil de cristallisation. Les recommandations EULAR placent l’abaissement continu de l’uricémie au centre de la prévention des complications de la goutte [2].
Comparaison
Allopurinol agit sur la cause métabolique de la goutte en réduisant la production d’acide urique. Les anti-inflammatoires et la colchicine n’ont pas le même rôle : ils calment l’inflammation d’une crise, sans abaisser durablement l’uricémie.
| Approche thérapeutique | Action principale | Utilisation habituelle |
|---|---|---|
| Allopurinol | Réduit la production d’acide urique | Traitement de fond et prévention |
| Colchicine ou anti-inflammatoire | Réduit l’inflammation liée aux cristaux | Crise aiguë ou prévention transitoire au début du traitement |
| Traitement uricosurique | Augmente l’élimination urinaire de l’acide urique | Certaines hyperuricémies sélectionnées |
L’allopurinol est souvent le premier choix de traitement de fond lorsque l’objectif est de prévenir les crises répétées. Son principal avantage est son action durable sur l’uricémie. Sa limite tient au fait qu’il ne procure pas un soulagement analgésique rapide et qu’il exige une prise régulière, même pendant les périodes sans douleur.
Contre-indications
Allopurinol ne vous convient pas si vous avez déjà présenté une allergie à l’allopurinol ou à l’un des composants du comprimé.
Une vigilance renforcée est nécessaire dans les situations suivantes :
- insuffisance rénale ou hépatique, car la dose peut devoir être réduite ;
- antécédent de réaction cutanée grave à un médicament ;
- traitement récent ou en cours pour une maladie cancéreuse ;
- origine Han chinoise, thaïlandaise ou coréenne avec insuffisance rénale, car certains profils génétiques, dont HLA-B*58:01, augmentent le risque de réaction cutanée sévère ;
- consommation importante d’alcool, qui peut augmenter l’uricémie et favoriser les crises de goutte.
Quand ce n'est pas fait pour vous
Allopurinol ne vous convient pas si vous avez déjà présenté une allergie à l’allopurinol ou à l’un des composants du comprimé.
Une éruption qui apparaît après le début d’Allopurinol ne doit pas être traitée par automédication avec une crème ou un antihistaminique avant d’avoir obtenu un avis médical.
Fièvre, lésions douloureuses de la bouche, cloques, peau qui pèle, gonflement du visage ou gêne respiratoire imposent un arrêt du médicament et une prise en charge médicale urgente [3].
Effets secondaires
Allopurinol est souvent bien toléré, mais des effets indésirables peuvent apparaître. Les plus rapportés comprennent des nausées, diarrhées, douleurs abdominales, maux de tête, vertiges ou somnolence. Une baisse de vigilance peut survenir chez certaines personnes, surtout au début du traitement ou lors d’une modification de dose.
Une éruption cutanée mérite une attention immédiate. Elle peut être bénigne, mais elle peut aussi annoncer une réaction d’hypersensibilité grave telle qu’un syndrome de Stevens-Johnson ou une nécrolyse épidermique toxique. Fièvre, lésions douloureuses de la bouche, cloques, peau qui pèle, gonflement du visage ou gêne respiratoire imposent un arrêt du médicament et une prise en charge médicale urgente [3].
Les contrôles sanguins peuvent inclure l’uricémie, la créatinine et les paramètres hépatiques. Ils permettent de vérifier l’efficacité du traitement et d’adapter la dose lorsque les reins ou le foie fonctionnent moins bien.
Erreurs courantes
Le principal piège est d’utiliser Allopurinol comme un antidouleur lors d’une crise aiguë. Son effet est métabolique et progressif. Commencer ou arrêter le traitement sans stratégie médicale au moment d’une crise peut compliquer la stabilisation de l’uricémie.
D’autres erreurs reviennent souvent :
- interrompre les comprimés dès que les articulations ne font plus mal ;
- doubler une prise après un oubli ;
- ignorer une éruption cutanée, même petite ;
- ne pas signaler un traitement par azathioprine, mercaptopurine ou anticoagulant ;
- réduire fortement l’hydratation alors qu’une élimination urinaire régulière est utile ;
- penser qu’un régime alimentaire suffit toujours à corriger une hyperuricémie avec goutte récidivante.
Boire régulièrement dans la journée aide à limiter la concentration urinaire d’acide urique, sauf restriction hydrique prescrite pour une autre maladie.
Ce qu'en disent les médecins
En pratique clinique, les médecins constatent que l’efficacité d’Allopurinol se mesure surtout sur plusieurs mois. La diminution de l’uricémie est un indicateur utile, mais la baisse du nombre de crises et la régression des tophus comptent aussi. Une amélioration incomplète conduit souvent à réévaluer l’adhésion au traitement, la fonction rénale, les interactions et les habitudes favorisant l’hyperuricémie.
La surveillance est plus étroite pendant les premières semaines. Les cliniciens anticipent parfois une prophylaxie par colchicine ou anti-inflammatoire afin de limiter les poussées initiales. L’EMA rappelle, dans ses documents relatifs aux médicaments contenant de l’allopurinol, que les réactions cutanées graves restent rares mais exigent une reconnaissance précoce [4].
Questions fréquemment posées
Allopurinol guérit-il définitivement la goutte ?
Allopurinol ne supprime pas la prédisposition à produire ou retenir trop d’acide urique. Il abaisse durablement l’uricémie et permet aux dépôts de cristaux de se dissoudre progressivement lorsque la cible est maintenue. Les recommandations EULAR publiées en 2017 décrivent cette stratégie comme un traitement au long cours adapté à la sévérité de la goutte . Beaucoup de patients constatent moins de crises, mais la régularité reste essentielle. Le suivi médical aide à ajuster la dose.
Quel délai avant l’effet d’Allopurinol ?
La production d’acide urique commence à diminuer après l’instauration du traitement, mais le bénéfice clinique sur les crises demande souvent plusieurs semaines ou plusieurs mois. Les cristaux déjà accumulés dans les articulations ne disparaissent pas immédiatement. Le document de référence de l’ANSM publié en 2024 consacré à l’allopurinol décrit son rôle de traitement hypo-uricémiant continu plutôt que de médicament antalgique rapide . Une crise initiale reste possible malgré une prise correcte.
Allopurinol peut-il déclencher une crise de goutte au début ?
Oui, une poussée peut apparaître au début, car la baisse de l’uricémie déstabilise les dépôts d’urate existants. Cette réaction transitoire est connue et ne justifie pas, à elle seule, l’arrêt du traitement. Les recommandations EULAR de 2017 prévoient souvent une prévention temporaire par colchicine ou anti-inflammatoire selon le profil médical . Le schéma doit être décidé par le prescripteur.
Que faire après l’oubli d’un comprimé d’Allopurinol ?
Prenez la dose oubliée dès que possible, sauf si la prochaine prise est proche. Ne doublez jamais les comprimés afin de compenser, car cela augmente l’exposition sans restaurer la régularité du traitement. La notice américaine de la FDA mise à jour en 2018 recommande de reprendre le rythme habituel après un oubli . Un rappel quotidien peut être utile lorsque les oublis deviennent fréquents.
Allopurinol peut-il être associé à d’autres médicaments ?
Oui, certaines associations sont utilisées, mais plusieurs nécessitent une adaptation ou une surveillance. Azathioprine et mercaptopurine exigent une attention majeure en raison d’un risque de toxicité sanguine. La FDA décrit aussi en 2018 des interactions avec les anticoagulants, certains antibiotiques, les diurétiques et la ciclosporine . Il faut signaler tous les traitements prescrits ou pris ponctuellement avant toute modification.
Une éruption cutanée sous Allopurinol est-elle grave ?
Une éruption peut être légère, mais elle doit toujours être considérée comme un signal d’alerte au début du traitement. Si elle s’accompagne de fièvre, cloques, lésions des muqueuses, gonflement ou malaise, une prise en charge urgente est nécessaire. L’EMA a renforcé l’information sur les réactions d’hypersensibilité associées à l’allopurinol dans ses communications de sécurité publiées en 2019 . La poursuite du médicament sans avis médical expose à un risque inutile.
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Allopurinol : avis et expériences
Basé sur 4 avis
Je prenais mon comprimé après le dîner. J’ai eu un peu de nausée les premiers jours, puis cela a disparu. Le fait de programmer un rappel m’a évité les oublis.
Marseille Utilise depuis cinq mois 2 Sep 2026J’ai arrêté dès que mon genou allait mieux et la douleur est revenue quelques semaines après. Mon médecin m’a expliqué que ce n’était pas un traitement de crise. La reprise régulière a été plus simple à comprendre ensuite.
Lille Utilise depuis trois mois 11 Sep 2026Une rougeur est apparue sur le torse au début. J’ai arrêté le comprimé et j’ai obtenu un avis médical le jour même. Ce n’était pas une réaction grave, mais je n’aurais pas dû attendre en espérant que ça passe seule.
Nantes Utilise depuis six semaines 18 Sep 2026Sources
- ANSM (2024). Résumé des caractéristiques du produit — Allopurinol.
- Annals of the Rheumatic Diseases (2017). 2016 updated EULAR evidence-based recommendations for the management of gout.
- FDA (2018). Zyloprim (allopurinol) tablets: Prescribing Information.
- EMA (2019). Summary of Product Characteristics (SmPC) — allopurinol-containing medicinal product.